Déclaration

La cinquième dimension que je cherche

Prolégomènes ontologiques à la première personne pour World 5 Dimensions (W5D)

Version:
1.0
Date d’ajout au site:
Auteur:
Maher

Résumé

Ce texte retrace mon cheminement personnel et intellectuel, de l’insatisfaction à l’égard du modèle conventionnel de l’espace-temps à quatre dimensions jusqu’à l’édification d’une ontologie à cinq dimensions pour World 5 Dimensions (W5D). Je soutiens que le temps, tout indispensable qu’il soit comme mesure du changement, n’est pas une dimension au sens ontologique. Je propose plutôt la quatrième dimension comme Information/Structure et la cinquième comme Possibilité/Modalité. W5D est l’expression institutionnelle de cette hypothèse, déployée à travers des activités distinctes en informatique, sciences et technologie. Ce qui suit ne prétend pas à une définition officielle universelle ; c’est la définition officielle que j’adopte pour W5D : une ontologie de travail de ce qui est, de ce qui peut être, et de la manière dont l’un et l’autre s’instancient.

Mots-clés: cinq dimensionsontologieinformationmodalitéW5Dinformatiquesciencestechnologie

1. La provocation : pourquoi j’ai douté de la quatrième dimension

Je me suis souvent demandé ce que pouvait être la cinquième dimension. Comme beaucoup, on m’avait enseigné que l’espace est tridimensionnel et que le temps en est la quatrième dimension. Mais plus mon enquête s’approfondissait, plus cette formule m’apparaissait comme une convention de calcul que comme une description de l’être. Le temps mesure le changement ; il ne constitue pas une chose. C’est un paramètre relationnel, non un axe ontologique. J’en vins donc à soupçonner que le temps n’est pas, et ne saurait être, la quatrième dimension, du moins pas au sens qu’exige une ontologie du monde.

Ce soupçon m’a conduit à instituer un département d’ontologie au sein de W5D. Sa tâche n’est pas seulement de cataloguer des entités, mais de demander ce que sont les dimensions, combien il y en a et ce qu’elles signifient pour l’informatique, les sciences et la technologie. J’ai fondé World 5 Dimensions W5D précisément parce que je voulais trouver la cinquième dimension dans ce monde, non comme un axe spatial caché, mais comme une structure fondamentale du réel et de l’action.

2. Penser cinq fois

Je me suis astreint à penser cinq fois.

  1. Première pensée : l’espace est tridimensionnel : longueur, largeur, profondeur.
  2. Deuxième pensée : le temps est couramment appelé la quatrième dimension.
  3. Troisième pensée : si le temps n’est qu’une mesure du changement, il ne peut être une dimension de l’être.
  4. Quatrième pensée : quelle est alors la quatrième dimension ? Elle doit être ce qui donne forme à ce qui existe : l’Information/Structure.
  5. Cinquième pensée : et quelle est la cinquième ? Elle doit être l’horizon de ce qui n’est pas encore mais pourrait être : la Possibilité/Modalité.

Cette réflexion en cinq temps est devenue le germe de W5D.

3. La quatrième dimension comme Information/Structure

Je définis la quatrième dimension comme l’Information/Structure. Toute entité, tout processus, tout système possède une architecture : un code, un motif, une loi, un protocole. La matière sans structure est bruit ; l’énergie sans information est chaos. L’information n’est pas seulement communication : elle est ontologique. Elle détermine ce qui peut exister, comment cela interagit et ce que cela peut devenir.

En informatique, cela se voit dans les structures de données, les algorithmes et les protocoles. Dans les sciences, cela apparaît sous la forme de lois, de symétries, de constantes et de modèles. Dans la technologie, c’est le plan, la conception, la logique d’ingénierie qui précède l’actualisation. La quatrième dimension est ainsi l’architecture de l’actuel.

4. La cinquième dimension comme Possibilité/Modalité

Je définis la cinquième dimension comme la Possibilité/Modalité. Un système n’est jamais seulement ce qu’il est ; il est aussi ce qu’il peut devenir. C’est l’espace des états, des variations et des issues possibles. En philosophie, cela fait écho au quinquadimensionnalisme (Five-Dimensionalism), selon lequel les objets possèdent des parties modales étendues à travers les mondes possibles. En ontologie, cela correspond à la réserve, à la direction et à l’intensité d’un être, c’est-à-dire à son potentiel d’évolution.

La cinquième dimension n’est pas une fantaisie. Elle est bornée par la quatrième : la structure définit les limites du possible. Mais le possible excède aussi la structure, car de nouvelles structures peuvent émerger. La cinquième dimension est l’horizon du pas-encore.

5. Pourquoi W5D ?

J’ai créé World 5 Dimensions W5D comme instanciation institutionnelle de cette ontologie. Ses activités distinctes en informatique, sciences et technologie ne sont pas des silos séparés ; ce sont des opérations dimensionnelles :

  • L’informatique manipule des structures informationnelles : la quatrième dimension.
  • Les sciences cartographient des espaces de possibles : la cinquième dimension.
  • La technologie actualise des possibles choisis en structures nouvelles.

Le département d’ontologie veille à ce que ces activités demeurent cohérentes avec le cadre à cinq dimensions. W5D n’est donc pas seulement une entreprise : c’est une expérience de pensée à cinq dimensions.

6. La définition officielle pour W5D

Pour W5D, la définition officielle est opératoire et ontologique :

  1. Première dimension : extension spatiale (longueur).
  2. Deuxième dimension : extension spatiale (largeur).
  3. Troisième dimension : extension spatiale (profondeur).
  4. Quatrième dimension : Information/Structure, l’architecture de l’actuel.
  5. Cinquième dimension : Possibilité/Modalité, l’horizon du potentiel.

Le temps n’est pas nié comme paramètre de mesure, mais il n’est pas admis comme dimension de l’être. C’est une métrique relationnelle, non un axe ontologique.

7. Conclusion

La cinquième dimension que je cherche n’est pas un axe spatial caché. C’est la dimension de ce qui peut être. La quatrième est l’architecture de ce qui est. W5D existe pour explorer l’une et l’autre, par l’informatique, les sciences, la technologie et l’ontologie. Je ne prétends pas avoir trouvé la définition finale. Je prétends seulement avoir bâti un cadre qui permet de poser la question cinq fois, et d’y répondre avec rigueur, imagination et forme institutionnelle.